Isabelle Favarel
Tenter d’imposer une forme au morceau de bois tout en laissant transparaître sa nature et le rapport que j’entretiens avec elle illustre à mon sens un équilibre idéal (idéaliste ?) entre le principe cartésien de « se rendre maître et possesseur de
Ainsi, je n’achète jamais le bois mais choisis celui des bords de route, des chantiers de construction, des jardins que l’on nettoie : arbre tombé ou abattu, arbre qui gêne. Un bois « imparfait », ni noble ni imputrescible mais qui se fend, s’abîme parfois et vieillit.
S’il y a assemblage, il sera le plus souvent interne : des os, tels quels ou reproduits, associés à des formes non figuratives proches de la forme originelle du billot de bois, éléments du règne animal, symboles puissants de la force vitale, de la structure, de l écoulement du temps.


