DANS CE PORT IMMENSEBATI POUR CONQUERIR LE MONDE
JE ME PERDS SOUS LA PLUIE
EN POURSUIVANT LES OMBRES.
Mais il y a l'homme derrière tout ça. Ce sont ses objets laissés, les traces du travail et des vies ouvrières. Quand je vois un blouson de cuir fossilisé par le sel et le vent, un pinceau oublié incrusté dans le sol par les années, une grue cassée, j'y trouve un résumé : ce sont mes "fossiles", mes traces...
Il n'y aurait plus, en France, d'ouvriers au sens des années 70 ? Ce groupe soudé dans le travail et les luttes a été systématiquement démantelé. Avec ces images, j'ai - au tout début de manière inconsciente mais impérieuse - mis en avant les signes de ce labeur. Les traces de cette fierté, abattue mais pas morte, qui ne demande qu'à revivre...


